Le Pense-Bête du jeûne

to list du jeûne

Introduction

Choisir de faire un jeune c’est décider de faire de profonds changements dans sa vie.

La symbolique du jeune est une symbolique de nettoyage et de pureté. Supprimer l’apport de nourriture peut être une excellente façon d’ouvrir une page dédiée au nettoyage de son corps et de son esprit.

La nourriture moderne ne constitue plus la nourriture idéale pour notre métabolisme. Chargée d’agents chimiques de toutes sortes, elle entraîne un encrassement inéluctable de nos émonctoires.

Au niveau mental, accepter de ne plus apporter cette nourriture à notre corps peut être vécue comme un acte purificateur. Pierre Valentin Marchesseau, le fondateur de la naturopathie contemporaine, disait qu’il fallait jeûner autant avec le corps qu’avec le cerveau. Un jeûne peut ainsi être le point de départ vers un changement choisi pour une meilleure santé physique et mentale.

Pour le dire simplement, le jeune est probablement la façon la plus simple et la plus efficace de détoxiquer l’organisme.

Les phases du jeûne

Il y a trois phases dans un jeûne :

  • La préparation du jeûne que l’on appelle aussi la descente alimentaire. Cette phase prépare au jeûne grâce à un allègement contrôlé de l’alimentation
  • Le jeûne en lui-même. La prise d’aliments solides est écartée au profit de liquides tels que l’eau, les jus de fruit ou les bouillons (voir jeûne type Buchinger)
  • La reprise alimentaire. Pendant cette phase, la réintroduction d’aliments est contrôlée.

Phase 1 : La descente alimentaire

Préparation et descente alimentaire avant le jeûne

Pourquoi faire une descente alimentaire ?

Une descente alimentaire bien menée permet de diminuer les éventuels désagréments liés au début au jeûne et au démarrage de la détoxination.

Quel protocole suivre ?

Idéalement, la durée de la descente alimentaire doit être identique au nombre de jours de jeûne. Cependant, pour permettre aux personnes actives de mettre en œuvre facilement cette démarche, nous proposons de réaliser cette descente sur 3 jours uniquement. Si vous choisissez cette courte période, vous devez vous attachez à respecter scrupuleusement le protocole suivant :

J-3 : Arrêt de toutes les protéines animales et des aliments à sucres rapides. Un petit déjeuner sans sucres rapides, un déjeuner composé de légumes crus ou cuits, une collation avec un fruit mûr et un dîner léger seront parfaits pour cette journée.

Arrêt total de l’alcool, du café, du thé noir, du chocolat, des cigarettes et de tous types d’excitants.
Si votre environnement professionnel et personnel vous le permette, essayer de trouver des moyens pour diminuer le stress, la fatigue, l’inquiétude.

J-2 : Arrêt des produits laitiers ainsi que du sel, du poivre et des épices. Pour les plus motivés, deux repas seront suffisants : un déjeuner composé de crudités et de légumineuses et un dîner léger pris pas trop tard. Une souple épaisse composée de légumes fera très bien l’affaire.

J-1 : L’alimentation sera uniquement constituée de légumes crus à hauteur de 80% de la ration alimentaire et de fruits murs à hauteur de 20%. En cas de fragilité intestinale, la cuisson des légumes est possible à condition qu’elle soit douce (vapeur libre et pas sous pression). Le dernier repas – très léger – pourra être pris vers 18h00 la veille du jeûne. Une soupe de légumes nous parait la meilleure option.

En synthèse, la descente alimentaire donne cela :

Considérant qu’un « alimentation normale » est composée de :

  • Crudités, fruits
  • Huiles, céréales, légumineuses
  • Produits laitiers
  • Viandes, œufs
  • Alcool, café, thé noir, chocolat, cigarettes et autres excitants.

A J-3, elle sera composée de :

  • Crudités, fruits
  • Huiles, céréales, légumineuses
  • Produits laitiers

A J-2, de :

  • Crudités, fruits
  • Huiles, céréales, légumineuses

A J-1, de :

  • Crudités, fruits

Astuce : pour garantir la qualité du transit intestinal pendant la descente, on pourra conseiller de prendre du psyllium blond pendant ces 3 jours. Voici un article qui parle des bienfaits du psyllium.

Phase 2 : Le jeûne

jeûne, la phase absence de nourriture

La réussite d’un jeûne tient à plusieurs facteurs :

  • Une équipe d’accompagnateurs capables de prendre en charge les éventuelles crises curatives et rassurer les jeûneurs (voir l’article sur notre philosophie du jeûne)
  • Des camarades de jeûne bienveillants les uns envers les autres
  • Des activités adaptées à la situation.

C’est ainsi que le programme type d’une journée pourra se construire ainsi :

  • Tisane du matin prises en commun
  • Bilan de la nuit
  • Activités matinales adaptées : balade en forêt, réveil corporel, visites culturelles
  • Ateliers dédiés à la santé et au bien-être : relaxation, méditation, alimentation, information sur le processus physiologique du jeune
  • Bouillon de fin de journée pris en commun
  • Bilan de la journée : questions/réponses.

Par ailleurs, nous avons repris ci-dessous plusieurs questions ou situations rencontrées par les jeûneurs :

La crainte de ne pas y arriver

Cette crainte est légitime. Elle est inhérente à notre éducation et à la peur de manquer. Vous pouvez laissez cette crainte de côté. Le corps humain est programmé pour supporter les périodes de disette et les moments où la nourriture n’était plus disponible. Un jeûne n’est pas une absence de nourriture mais plutôt une autre façon de s’alimenter. En effet, ce sont vos propres réserves de graisses qui vont permettre d’alimenter votre cerveau et vos cellules.

La sensation de faim

Cette sensation est bien entendue normale. Chaque jour, notre esprit nous rappelle qu’il faut manger. C’est aussi une forme de conditionnement. Cette sensation peut également être déclenchée par la présence dans votre intestin d’aliments en cours de transit. C’est pourquoi nous conseillons la purge avant de démarrer le jeûne, purge qui est destinée à vider votre intestin et votre colon.
Cette sensation de faim sera réduite par les prises régulières de liquides et les ateliers nombreux qui permettront de penser à autre chose ! Enfin, cette sensation disparaitra au bout de quelques jours.

Maux de tête, nausées

Ces maux peuvent apparaître à partir du 2ème ou 3ème jour. Ils sont généralement provoqués par la modification de votre métabolisme et par le début de la détoxification.

Il faut savoir que pendant un jeûne, l’organisme va remettre en circulation une grande quantité de toxines qui ont été stockées profondément dans vos tissus depuis de nombreuses années. Votre corps va également modifier sa façon de fabriquer du sucre pour alimenter votre cerveau. Il va notamment venir puiser dans les réserves de votre foie. On appelle ce phénomène la cétose. C’est exactement pour ces deux raisons, la cétose et la détoxification que vous avez décidez de faire ce jeûne. En effet, le bénéfice final est une sorte de « remise à zéro » de certains mécanismes de votre métabolisme. Enfin, ces désagréments devraient disparaître rapidement pour faire place à un mieux-être, voire à un léger état d’euphorie. Cette dernière phase n’est cependant pas systématique pour tout le monde. Elle dépend en effet de votre état d’intoxination préalable au jeûne.

C’est pourquoi, pour réduire ces phénomènes désagréables, il est important de réaliser votre descente alimentaire aussi rigoureusement que possible, pendant une durée de 3 jours minimum, et de ne pas oublier la fameuse purge intestinale !

Sensations de faiblesse

Là encore, ces sensations sont normales. Il faut laisser le corps mettre en place son nouveau métabolisme. En cas d’urgence, une petite cuillère à café de miel pourra permettre de faire disparaitre cette sensation sans rompre le jeûne.

Phase 3 : Reprise alimentaire

phase de reprise alimentaire pendant un jeûne

Après avoir laissé votre système digestif au repos pendant une semaine, il semble évident à chacun qu’il ne faille pas brusquer le corps lors de la sortie du jeûne. C’est pourquoi, nous proposons un protocole de reprise alimentaire qui vous aidera à maintenir les bénéfices du jeune sans agresser votre muqueuse intestinale et votre métabolisme.

Il est tout à fait normal d’attendre 3 ou 4 jours pour revenir à la selle. C’est le temps nécessaire pour que votre colon se remplisse à nouveau.

Le principe de base de la reprise alimentaire est la progressivité et la petite quantité d’aliments prise pendant les repas.

Eviter également d’aller sur la balance ! Votre attention doit être portée sur votre alimentation et votre état psycho-émotionnel. Votre équilibre psycho-émotionnel vous permettra de bien contrôler votre prise d’aliments. C’est ainsi qu’il faut garder une activité physique modérée et une activité professionnelle la moins stressante possible.

Ainsi, si vous respectez le protocole de reprise, votre jeûne sera un vrai succès !

Légumes crus ou tendres et fruits peu acides doivent constituer la base de votre alimentation pendant la première journée.

A partir du deuxième jour, vous pouvez commencer la réintroduction des protéines végétales. En faibles quantités seulement.

Au troisième jour, les protéines animales pourront refaire partie de votre alimentation ainsi que les aliments comportant de l’amidon. Toujours en faibles quantités.

Le quatrième jour, l’ensemble des aliments pourra être réintroduit (voir notre article sur l’équilibre acido-basique).

L’astuce de la reprise : les soupes de légumes constituent des alliés fantastiques pendant la reprise. Elles apportent du liquide et des fibres en quantité afin de garantir un retour normal au transit intestinal. Vous pouvez les prendre dès le 1er jour de reprise, en deuxième repas par exemple (dîner). Si vous avez l’habitude d’avoir un transit lent, vous pouvez – par précaution ! – prendre du psyllium dès J+1 (1 cuillère à soupe par jour).

Une reprise de poids lente sera le signe d’une sortie de jeûne réussie.

Le programme alimentaire proposé par les cliniques Buchinger est proposée en annexe à ce document. Ce document est à vocation informative. Je l’ai un peu adapté pour qu’il soit utilisable de nos jours ! Vous pouvez l’adapter en fonction de vos habitudes alimentaires : sans gluten, sans produits laitiers, végan, alimentation type Seignalet, etc…

Astuce : tout comme pendant la descente, vous pouvez intégrer du psyllium pendant votre reprise. Ce sera la garantie d’un apport de fibres suffisant et d’un fonctionnement harmonieux de votre transit.

Hygiène intestinale

C’est un sujet qui divise même les spécialistes du jeûne. En ce qui nous concerne, nous conseillons de faire une purge avant le démarrage du jeûne afin que les matières stagnant dans l’intestin ne viennent pas stimuler l’appétit pendant le jeûne. La purge permet également de faire disparaître ces mêmes matières qui pourraient être à l’origine de vertiges, de nausées ou de maux de têtes et enfin, faciliter la détoxination.

kit pour douche intestinale

Modalité de purge : 2 cuillères à soupe pleine (environ 25/30 grammes) de sulfate de magnésium dans un grand verre d’eau éventuellement aromatisée pour supporter le goût. A titre personnel, j’utilise une eau tiède. 20 grammes seront suffisants si vous avez un petit gabarit. A prendre 2 heures après le dernier repas. A renouveler le 1er jour du jeune si la purge n’a pas été efficace, jusqu’à obtenir le largage des matières intestinales.

Si, pour des raisons pratiques, vous n’avez pas pu réaliser votre purge avant votre voyage, vous pourrez la faire dès votre arrivée au centre. Rassurez-vous, vous pourrez vous absenter des activités collectives autant que nécessaire !

En pratique, il faudra bien réfléchir au moment idéal pour la purge. Pas question de passer votre temps sur les toilettes alors que vous voyagez en train ou en voiture ! Sachant que, en fonction de votre sensibilité au sulfate de magnésium, vous pouvez conserver des selles liquides pendant 24 à 36 heures !

En complément de cette purge, vous pouvez prévoir un lavement simple en utilisant un poire à lavement ou un bock à lavement (rigide ou souple). Attention à la contenance de la poche avant d’acheter. Il me semble utile de choisir une contenance minimale de 0,40 l (400 ml) sous peine de devoir « y revenir trop souvent » ! Personnellement, j’utilise deux systèmes. Un réservoir en plastique rigide style « bouteille » de 0,75 l (750 ml) et une poche à lavement d’une contenance de 2 litres. Le réservoir en plastique permet les purges « express » en cas de constipation passagère par exemple. La poche de 2 litres est plutôt réservée aux nettoyages plus profonds ! Vous pouvez également réaliser le premier lavement en utilisant le réservoir en plastique puis passer ensuite à la poche à lavement pour les nettoyages suivants.

Pour les « connaisseurs » (!), une hydrothérapie du colon pourra être réalisée pendant votre semaine de descente alimentaire avec un grand bénéfice pour votre santé.

Pour réaliser un lavement simple, vous devez faire chauffer de l’eau minérale dans une casserole en veillant à ne pas dépasser 41° pour ne pas occasionner de choc thermique avec votre colon. Personnellement, j’ai fait des tests à 41° et j’ai connu des épisodes à la limite du malaise ! Une température autour de 37 à 39° conviendra donc à tout le monde. Si l’eau ne brûle pas votre doigt, elle ne brûlera pas votre colon ! En ce me concerne, j’utilise un thermomètre simple que je plonge directement dans la casserole pendant la montée en température de l’eau.

Détox préalable au jeûne

Lors de mon premier jeûne, j’avais réalisé plusieurs détox dans les mois qui l’avait précédé. Je suis un adepte du nettoyage du foie d’Andréas Morritz que j’ai réalisé 5 fois en 1 an. J’avais également réalisé plusieurs cures de drainage à l’aubier de Tilleul ou en utilisant de la gemmothérapie. Deux mois avant mon premier jeûne, j’avais fait une détoxination forte en utilisant du Desmodium et du Chardon-Marie pendant 3 semaines (gélules La Royale) accompagné d’un draineur global à base de bourgeons de cassis, de Génévrier et de Tilleul (Gemo-Draineur La Royale).

Ensuite, j’avais régulièrement allégé mon programme alimentaire en sautant régulièrement le repas de midi. Bref, lorsque j’ai réalisé mon premier jeûne (6 jours hydriques suivi par 5 jours type Buchinger), j’ai simplement été affecté par de légers maux de tête pendant les 4 premiers jours et par quelques baisses de tension lorsque je me levais trop précipitamment. J’ajouterais que j’avais la langue très chargée pendant toute la durée de mon jeûne. Pour mémoire, la langue chargée (blanche, pâteuse) est un signe de détoxination profonde.

Vous comprendrez donc qu’une détox profonde accompagné d’un drainage peut être intéressante avant de débuter le jeûne.

Voici une proposition de détox, mais il y en d’autres possibles :

  • Drainage hépatique
  • Drainage global
    • Cassis, Genévrier, Tilleul (en complexe de gemmothérapie)
    • Tisanes de Romarin (action sur le foie, alcalinisant)
  • Eau faiblement minéralisée type Volvic ou très faiblement minéralisée type Mont Roucous

Tarifs des stages de jeûne, randonnée et harmonisation énergétique

 

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